L'excellence paradoxale du vin suisse
On va battre tous les records de précocité pour nos vendanges, et ce millésime pourrait s’avérer qualitativement exceptionnel. Le vin suisse est un paradoxe-né, dont Etienne Arrivé dresse ici une liste non exhaustive. La Suisse, ce sont les banques, les montres, le chocolat, mais pas les vins. La politique fédérale à leur sujet s’en ressent. Le tournant de l'excellence a pourtant été pris dans les années 1990, et nous avons aujourd'hui le plus désirable des terroirs à l’international: des vins de montagne, offrant une expérience rare, et produits suivant des méthodes pointues, parfaitement maîtrisées. Problème: cette identité souffre d'un déficit de notoriété, et d'une trop grande diversité, qui plus est au moment où la consommation baisse.

